Archives de Catégorie: Procès

Procès de la Brique (suite)

Voici la lettre ouverte de Sud éducation adressée au SNJ (syndicat national des journalistes) qui se porte partie civile contre le journal La Brique.


Lettre ouverte du syndicat SUD éducation 59/62 au Syndicat National des Journalistes

à Lille, le 24 juin 2011

Camarades,
dans son n°25, le journal La Brique abordait la question du traitement pour le moins ambigu de certaines informations par La Voix du Nord dans la rubrique des faits divers.
Suite à cela, le journaliste de La Voix du Nord auteur de ces articles a cité La Brique devant le tribunal correctionnel et le Syndicat National des Journalistes (SNJ) s’est porté partie civile aux côtés de ce journaliste. Est réclamée contre La Brique une somme susceptible de plonger ce journal dans de fortes difficultés financières.

La lecture des articles en question a convaincu SUD éducation 59/62 qu’ils étaient de nature à inciter au « racisme ordinaire » – quelles qu’aient été les intentions de l’auteur – , par le rappel insistant de la nationalité étrangère de certain-es personnes mises en examen ou en garde à vue et des constructions syntaxiques suggérant leur culpabilité.

On a pu trouver ou on peut trouver encore des articles empreints du même ton dans d’autres journaux que La Voix du Nord ; leur répétition contribue à installer un climat délétère de mépris des pauvres et des personnes d’origine étrangère. En conséquence, SUD éducation 59/62 estime que La Brique a raison de dénoncer ce genre de propos et d’ouvrir le débat à ce sujet.

Syndicat de salarié-es lui aussi, SUD éducation 59/62 ne dénie évidemment pas au SNJ le droit de défendre un salarié ; mais notre syndicat aurait préféré que le SNJ ne choisisse pas de s’associer d’emblée à une action en justice destinée à faire taire La Brique, mais présente plutôt ses arguments dans les colonnes de La Brique ou ailleurs – en acceptant ainsi un débat légitime sur le fond.

Le journal La Brique dispose de moyens très modestes, ce que personne ne peut ignorer. Une sanction financière mettrait en péril son existence. SUD éducation 59/62 ne conçoit pas qu’un syndicat de journalistes s’associe à une action en justice susceptible de faire disparaître un journal alors qu’il pose la question du mode de propagation des idées racistes et de mépris envers les pauvres. Le fait qu’il s’agisse du SNJ, qui affiche des valeurs à l’opposé du racisme, et qui défend en d’autres circonstances la liberté de la presse, nous a interpellés.

Nous souhaitons vivement que le SNJ entende cette analyse et retire sa caution à une entreprise de déstabilisation d’un journal indépendant qui pose les bonnes questions avec le style qui lui est propre ; SUD éducation 59/62 ne peut donc qu’affirmer tout son soutien à La Brique.

Pour l’Assemblée Générale des adhérent-es,
le Conseil syndical de SUD éducation Nord/Pas-de-Calais.

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Suite des procès No Border

Le 2 juillet dernier, des militants No Border décidaient, lors d’une action symbolique, le centre de rétention de Coquelles! Ce complex regroupant CRA, Commissariat de la PAF et annexe du TGI de Boulogne fut bloqué pendant environ 1h30 avant que les militants soient délogés de manière peu amicale.

Lors de cette intervention policière, 2 militantes ont été arrèté. Il s’agissait de Lauren L. et Lauren P., a qui ils ont ajouté à leur convocation du 12 juillet dernier des charges de refus de prise d’empreinte digitales et de photographie. Ces nouvelles charges a leurs dossiers ne respectant pas le temps légal de préparation à la défence ont été reporté à la demande de leur avocat, à une date ultérieur, le 8 septembre prochain!

Pour rappel, lors du procès du 12 juillet dernier, les deux même militantes ainsi qu’un de leur camarade ont été relaxé pour des cas de violences volontaires et occupation illegale et déclaré coupable mais sans peines pour le cas similaire de refus de prises d’empreintes.

RDV au TGI de Boulogne sur mer, le 8 septembre 2011 à 13h30.


Soutien au militant contre la reforme des retraites (suite)

Le procès qui devait avoir lieu le 8 février pour Julien a été reporté le mardi 6 septembre à 14h au tribunal de grande instance de Lille.

Une manifestation sera organisée à 10h30, le mardi 6 septembre, départ devant la direction générale de la SNCF (33 avenue Charles St Venant Lille) pour arriver jusqu’au tribunal où un repas de soutien sera organisé à partir de 12h30, ensuite un rassemblement se tiendra de 13h30 jusqu’à la sortie du camarade.

Un petit rappel:

La SNCF ’’prend en otage’’ un militant du mouvement contre la réforme des retraites 45 000 euros c’est ce que demande la SNCF à un militant pour avoir participé à l’action de blocage des voies de la gare Lille Flandres le 18 octobre 2010 en plein mouvement contre la loi des retraites.

Ils étaient 70 personnes à bloquer les voies, quelques heures après deux personnes ont été interpellées pour cette action en rejoignant une manifestation lycéenne. Une semaine plus tard un troisième militant était interpellé et c’est le seul à avoir été placé en garde à vue pendant 44 heures puis à être poursuivi en justice.

Pourquoi un tel acharnement sur une seule personne lors d’une action collective organisée par un syndicat (Sud rail) ?

Pourquoi une entreprise publique telle que la SNCF demande-t-elle autant d’argent à une personne en situation précaire alors que l’occupation des voies n’a duré qu’une demi heure et avait le support des employés de la SNCF en grève ?

La SNCF considère alors qu’une seule personne peut être la cause de ce blocage ?!

Il se trouve que ce militant a été très actif dans les actions et les manifestations lors du mouvement. Il y a là une volonté inacceptable de « punir » une personne militante pour son engagement solidaire des grévistes.

Nous, salarié-e-s du privé ou du public, chômeur-se-s, précaires, étudiant-e-s, lycéen-ne-s, syndiqué-e-s ou non, avec ou sans papiers, AG de lutte de Lille, exigeons que la SNCF arrête de chercher un coupable à cette action collective et retire sa plainte absurde et injustifiée !


Procès des NO BORDER Calais

Nous appelons au rassemblement de soutien le 12 juillet à 8h30 au tribunal de Boulogne/mer pour les NO BORDER Calais.

Un covoiturage est organisé depuis Lille, rendez-vous à 6h30 au métro porte d’Arras.

Trois activistes comparaissent pour présence sans autorisation sur un lieu privé (le squat africain); violence en réunion contre deux policiers et pour deux des militants : refus de donner ses empreintes.

Plus d’infos:

22 Avril 2011

Hier matin, (jeudi 21 avril à 9h), lors d’une rafle brutale de la police à l’African house ( rue Descartes) trois activistes No Border qui filmaient et observaient ont été arretés violemment et sont poursuivis devant le tribunal. Plus de 20 réfugiés principalement soudanais qui vivaient dans le squat ont été arretés. La police a maltraité physiquement les activistes. Elle a détruit l’une de leurs caméras et effacé les vidéos sur la seconde.

« Cela ressemblait avant tout à une revanche suite à la publication des vidéos de No Border sur les sites rue 89 et les inrockcuptibles qui dénonçaient les harcèlements policiers à Calais », dit Martin, un Noborder activiste.

Trois activistes ont été arrêtés. Deux d’entre eux qui filmaient le raid ont été violemment attrapés et jetés au sol par la PAF et les CRS. Ils ont passé neuf heures en garde à vue et ils ont plusieurs charges à leur encontre : occupation illégale, résistance avec violence en réunion… le procés aura lieu le 12 juillet à Boulogne sur mer.

« Une nouvelle fois, ce procés n’est qu’une stratégie de manipulation , pour détruire l’image de No Border dans l’opinion publique et pour essayer de nous faire peur, de nous décourager à continuer de filmer et témoigner de la réalité calaisienne et de son systéme répressif. Mais nous n’avons pas peur, nous sommes prêts à aller au tribunal pour saisir l’opportunité de gagner ce nouveau procés politique » déclare Marine une activiste.

Il y a deux semaines No Border a publié plusieurs videos qui montrent la violence, les harcèlements sexuels, les insultes, les destructions des caméras. Dans une vidéo qui a été largement visionnée on voit des officiers de la PAF qui arrivent à l’African house au petit matin et réveillent les migrants avec « le dimanche à Bamako ».

« Les films publiés ne sont que la partie émergée de l’iceberg des harcèlements quotidiens de la police à Calais. Cette violence est systématique et fait partie d’une stratégie globale contre les migrants dans cette ville » dit Martin. « En dehors des vidéos nous avons nombre d’autres documents qui sont prêts à être publiés ou utilisés comme preuves dans une action juridique contre la police. Nous ne laisserons pas intimider par ces violentes réactions des autorités, cela vient juste conforter nos convictions. A Calais la répression fait loi. »


Procès de la Brique

Le journal La Brique est en procès le mercredi 29 juin, un rassemblement est organisé à     partir de 13h45 devant le tribunal de grande instance à Lille  (13 avenue du Peuple Belge).

Plus d’infos:

Le 29 juin à 14h, le chroniqueur judiciaire de La Voix du Nord, Frédérick Lecluyse, nous envoie devant le TGI. On l’aurait « diffamé » en montrant du doigt son « humour douteux » et le grand cas qu’il fait des origines ethniques des personnes mises en cause ou envoyées en taule.

Il nous réclame 1 euro pour l’atteinte à son « image », son « honneur » et sa « considération ». Mais son avocat nous demande 5000 euros et la publication payante du jugement dans La Voix et Nord Éclair (au maximum 3000 euros par publication). De quoi mettre la tête sous l’eau de notre vilain petit canard.

Également, le syndicat national des journalistes (SNJ) se porte partie civile dans l’affaire pour défendre les intérêts de leur vilaine petite corporation. Avec leur avocat, ils réclament 2000 euros.

Ne laissons pas enfermer la critique sociale dans le huis-clos des salles d’audience. Au TGI, ils sont chez eux. Alors venez nombreux défendre la presse indépendante, sans pub et sans pitié.

Le collectif de La Brique

http://labrique.net/numeros/numero-27-mai-juin-2011/article/la-brique-en-proces-soutenez-la